L’affaire SK1, l’avis de ELLE Magazine

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L’AVIS DU ELLE
Quand on sort de ce film haletant et angoissant, on hésite à récupérer sa voiture au parking. Parce qu’il réussit à instiller la peur dans ce qu’elle a de plus primitif, tout comme l’était ce prédateur qui s’abattait sauvagement sur ses victimes. « SKI », comme Serial Killer 1, c’est le nom de code de l’affaire Guy Georges. Celui qu’on appelait le tueur de l’Est parisien et qui terrifia la capitale dans les années 90.

La PJ le recherchait depuis 1991, elle l’a finalement arrêté en 1998. La traque, qui dura sept ans, et les quatre mois de procès d’assises ont été montés en parallèle, ce qui donne de l’oxygène au récit étouffant du film. D’un côté, il y a les flics de la P J, dont l’un très justement incarné par Raphaël Personnaz, qui pistent jour et nuit, tracent et recoupent les informations, sans ordinateur ni portable et sans possibilité de croiser les fichiers d’ADN. C’était il y a vingt ans ! Et, de l’autre, il y a les avocats, dont Maître Pons, interprétée par Nathalie Baye, qui a cherché à faire ressortir la part de l’homme derrière l’assassin sans pitié. Un film d’époque qui pose une question intemporelle: comment vivre avec le mal ?

Florence Ben Sadoun
Le 26 décembre 2014.

Auteur: protection-victimes

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